Séoul et le dilemme du THAAD

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Séoul et le dilemme du THAAD

2017-05-08 人民网法文版

Même si l’élection présidentielle sud-coréenne sera organisée dans seulement un jour, les candidats débattent encore des questions de sécurité plutôt que de la reprise économique et de l’emploi, car le vainqueur aura la lourde tâche de faire face aux fortes tensions dans la péninsule coréenne.

Le Terminal High Altitude Area Defense (THAAD), un système de missiles antibalistiques américains, selon les revendications, est opérationnel dans une large mesure. Et la probabilité de voir la République populaire démocratique de Corée mener son sixième essai nucléaire reste élevée, alors que les Etats-Unis menacent de renoncer à une « stratégique de patience ».

Séoul doit user de manœuvres diplomatiques habiles, et non d’armes « défensives », pour sauvegarder la sécurité nationale. La réforme proposée par la présidente Park Geun-Hye destituée, n’a guère contribué à briser la ploutocratie, mettant aussi à mal la croissance économique. En d’autres termes, le paradoxe qu’un gouvernement exige suffisamment de voix, ainsi que d’un soutien financier pour diriger un pays, pourrait hanter la nouvelle administration de la République de Corée.

Une élection présidentielle qui va se tenir également au milieu des craintes d’un conflit régional pouvant éclater à tout moment. Le bouclier américain THAAD prêt au combat laissera une manœuvre très réduite pour une réaction immédiate. En fait, Moon Jae-in du Parti Minjoo, le favori dans la course présidentielle a souligné que la décision finale sur le THAAD devrait être laissée au prochain gouvernement.

La décision de l’administration Park concernant le THAAD peut mieux contrer la menace de Pyongyang, et il sera difficile pour le nouveau président du pays de prendre une autre voie concernant la sécurité nationale.

Au lieu de tester ses missiles balistiques, Pyongyang a mené le 25 avril 2017, journée marquant le 85e anniversaire de la fondation de son armée, « ses plus importants exercices d’artillerie jamais conduits ». Cela dit, Séoul pense se simplifier la tâche, en plaçant sa foi dans le THAAD et son alliance militaire avec Washington pour la sauvegarde de la sécurité nationale.

Le risque de sécurité primordiale pour la République de Corée est le programme nucléaire de la République populaire démocratique de Corée, dont la longévité est en rapport avec la structure de défense mixte en Asie du Nord-Est. Plutôt que de travailler en étroite collaboration avec la Chine, une partie importante aux efforts mondiaux de dénucléarisation, la République de Corée a choisi de dépendre de son alliance militaire avec les Etats-Unis et le Japon pour sa sécurité nationale.

Le président américain Donald Trump souhaite une solution diplomatique à la question de la péninsule coréenne en dépit d’une alerte d’un conflit « majeur et important » avec la RPDC.

La gestion pacifique de la question nucléaire est au cœur des intérêts de Séoul et Beijing, et le ministère chinois des Affaires étrangères a réitéré la forte opposition de la Chine aux essais nucléaires et tirs de missiles de la République populaire démocratique de Corée.

Le nouveau président de la République de Corée se retrouvera dans une situation peu enviable. Cependant, il reste de l’espoir, et les efforts concertés pour reprendre le complexe industriel Kaesong dans la ville frontalière de la RPDC, redémarrer les visites du Mont Kumgang, et recalibrer les relations sino-sud-coréennes serait ne seront pas vains.

(L’auteur de cet article est un professeur agrégé à l’Ecole des affaires publiques et internationales de l’Université de Jilin.)

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