Jeudi 25 Novembre 2010 A 18h30 à la bibliothèque SCHOELCHER Rue de la Liberté à Fort-de-France

Pourquoi FREUD ?... et surtout pas un autre ! (Conférence)

, par Guillaume Surena

La résistance à la psychanalyse a existé dès l’invention de cette
nouvelle science. La démarche de Sigmund Freud a heurté aussi bien
la morale religieuse que les certitudes scientistes de son époque,
aussi bien les conservateurs que les réformateurs. C’est dire que
cette opposition ne fut pas de nature intellectuelle, mais bien de
nature affective.

L’ Occident a mis du temps pour reconnaitre l’importance de la
découverte des processus psychiques inconscients. De tous les pays
européens, la France est celui qui a opposé la plus farouche
résistance. Et même ceux qui se sont intéressés à la psychanalyse
n’ont eu de cesse de vouloir séparer la psychanalyse de la
personne même de Freud et la pratique analytique des théories
freudiennes. Cette « psychanalyse à la française » a atteint son
objectif puisqu’il est devenu banal d’entendre de la bouche aussi bien
des ennemis traditionnels de Freud que dans celle de ceux
qui se sont autoproclamés ses seuls vrais interprètes : la Psychanalyse
n’est pas scientifique. Certains, dans tous les courants, l ’auraient
même dépassé grâce au double salto arrière du « retour à
Freud ».
Au cours de cette conférence, je m’attacherai à montrer :

 La scientificité du freudisme qui reste aujourd’hui

encore l’essentiel de la Psychanalyse.

 La rectitude de Freud – accusé à tort de malveillance à

l’égard des contestataires- dans la confrontation avec

les idées divergentes.

 L’homme Freud et la politique de son époque :

- l’incompatibilité théorique et pratique de la

Psychanalyse avec le Nazisme.

- sa lucidité face à la guerre et à la paix ,contre toutes

les démagogies à la mode.

 L’actualité des résistances à Freud.

L’avenir de la psychanalyse –qui n’est forcément pas celui des
mouvements qui se réclament d’elle- n’est plus en jeu. L’œuvre est
publiée pour l’essentiel. Pour nous aux Antilles, le travail
d’intégration de cette pensée reste à faire « par nous mêmes »et
« pour nous mêmes ».

Guillaume Suréna

JEUDI 25 NOVEMBRE 2010
A 18h30
A LA BIBLIOTHÈQUE SCHOELCHER Rue de la Liberté à Fort-de-France