Le 17 juillet 2013, Harry Salem dit Henri ALLEG nous a quittés, à l’âge de 92 ans.

, par Hervé Fuyet Haïti France

Le 17 juillet 2013, Harry Salem dit Henri ALLEG nous a quittés, à l’âge de 92 ans.

Journaliste et militant communiste, il a consacré sa vie aux luttes contre le fascisme, le colonialisme, le racisme et l’exploitation ; il s’est battu pour la paix, le socialisme et la fraternité entre les peuples.

Sa famille, ses amis, ses camarades lui rendront un hommage fraternel le lundi 29 juillet à 10h30, au crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole. Le même jour, à 16 h, une courte cérémonie d’inhumation aura lieu au cimetière de Palaiseau (Essonne).

Contact : andre.et.jean.salem gmail.com


MRAP - Direction  mrap.fr>
17:25 (Il y a 4 minutes)

à communiques
Communiqué de presse

Le MRAP rend hommage à Henri Alleg,
grand militant anticolonialiste

Connu sous le nom d’ Henri Alleg, qu’il avait pris lors de son passage dans
la clandestinité pendant la guerre d’Algérie, Harry Salem est mort le 17
juillet à Paris. Il allait avoir quatre-vingt-douze ans.
Le MRAP tient à rendre hommage à ce grand militant anticolonial. Il présente
à sa famille et ses amis, ses sincères condoléances et partage leur peine
et leur tristesse
Journaliste depuis 1950, Henri Alleg n’aura de cesse de dénoncer les « mœurs
coloniales », notamment la torture pratiquée quotidiennement dans les
commissariats et les gendarmeries d’Algérie.
A l’automne 1955, un an après le déclenchement de l’insurrection du 1er
novembre 1954, il entre dans la clandestinité quand le quotidien Alger
républicain, dont il est le directeur, est interdit et le Parti Communiste
Algérien (PCA), dont il est membre, dissous.
Le 12 juin 1957, les parachutistes l’attendent au domicile de Maurice Audin.
Celui-ci, jeune assistant en mathématiques, lui aussi militant du PCA, est
arrêté et mourra le 21 juin, sous la torture. La vérité sur la disparition
de Maurice Audin n’a toujours pas, 56 ans après, été dite.
Dans son livre La Question qui reste un document majeur sur la torture,
Henri Alleg avait témoigné sur les sévices qu’il avait lui même subis, en
1957, entre les mains des parachutistes français. Transféré à la prison de
Rennes, il s’en évade en 1961.
Henri Alleg, engagé dans le combat contre le racisme notamment colonial,
pour l’égalité entre les Hommes et les peuples, ainsi que pour la paix,
l’indépendance et la démocratie en Algérie, restera dans nos mémoires comme
symbole de courage et de justice
Paris, le 18 juillet 2013