L’intraitable beauté du monde, adresse à Barack Obama Editions Galaade

Toute l’œuvre d’Édouard Glissant a appelé de ses vœux un événement comme celui qui vient de se produire aux Etats-Unis : Barack Obama est l’incarnation de ce qu’il nomme depuis trente ans la « créolisation » du monde.

Son élection est un fait sur lequel on ne peut désormais plus revenir. Qu’est-ce que Barack Obama fera de cette victoire ? C’est aujourd’hui impossible à dire.

Dans cette lettre ouverte écrite un an après Quand les murs tombent, Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau s’adressent au 44e président des États-Unis, premier Africain-américain à accéder à la Maison Blanche, et appellent à une réflexion entre poétique et politique sur ce que pourrait être demain l’action d’Obama, président de la première puissance mondiale.

« LE LIVRE DU JOUR. De quoi Obama est-il le nom ? De la “créolisation du monde”. C’est l’intuition des écrivains antillais Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau, dans un précis de poétique politique en forme d’adresse au nouveau président des États-Unis d’Amérique. Les deux auteurs défont tout d’abord les lieux communs égrainés depuis son élection. […] Chamoiseau et Glissant préfèrent mener avec superbe le combat contre “le déficit en beauté ” que creuserait une politique du repli. » – Nicolas Truong, Le Monde, 10 février 2009.

« Un poème en prose ? sans doute ; un essai ? pas seulement. L’Intraitable beauté du monde, coécrit par le poète Édouard Glissant et le romancier Patrick Chamoiseau, est un texte d’une haute densité poétique et politique. Un texte court et incisif, écrit à chaud suite à l’élection de Barack Obama pour lui indiquer certains des grands défis qu’il aura à relever et lui proposer une voie politique nouvelle, humaniste et ambitieuse. […] Là se tient peut-être l’un des fondements de la pensée politique de ces deux empêcheurs de penser en rond : le refus catégorique d’un dogme, de la supériorité d’un discours ou d’un système, au profit de la féconde mise en danger de soi devant l’étranger, et dans le but, avant tout, de rechercher et de célébrer la beauté. Ce n’est donc pas tant une politique que décrivent les auteurs, qu’une poétique, rêvant que les deux manières de voir se rassemblent, que la poésie guide la politique, que la politique travaille à concrétiser les idéaux de la poésie. » – Maxime Durisotti, nonfiction.fr, 29 janvier 2009.

« Car [ce] livre qui vaut, aujourd’hui, à Édouard Glissant d’être médiatiquement courtisé, cette superbe adresse à Barack Obama élaborée avec son compère en invention créole, l’écrivain Patrick Chamoiseau, et intitulée L’Intraitable beauté du monde est en fait un précis de politique pour le XXIe siècle. De sa poétique de la relation, cette intuition du monde, de sa complexité et de sa fragilité où traces, tremblements, rhizomes et archipels sont autant de repères tissés d’échos et de résonances, Glissant assume aujourd’hui, clairement, ce qu’elle peut dessiner d’une politique de la relation. » – Edwy Plenel, Marianne, 24 janvier 2009.

« [Un] beau texte poétique sur “L’intraitable beauté du monde”, rédigé d’une plume lyrique et magistrale par les chantres du tout-monde. » – Anne Brigaudeau, culture.france2.fr, 20 janvier 2009.

« Un livre magnifique » – Nicolas Demorand, France Inter, 20 janvier 2009.

« Deux ans après l’indispensable Quand les murs tombent, manifeste rédigé à quatre mains en riposte à l’inquiétant « mur-ministère » de l’Identité nationale et de l’Immigration, Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau ont écrit de concert L’Intraitable beauté du monde, essai tout aussi nécessaire sur l’action à venir de Barack Obama. En une soixantaine de pages, les deux maîtres de plume s’adressent au 44e président des États-Unis, dont chacun sait qu’il est attendu au tournant. Le concept de « créolisation du monde » élaboré par le visionnaire Glissant s’incarne magistralement à travers le premier Afro-américain à accéder à la Maison-Blanche. De même, l’écriture résolument poétique et politique de Patrick Chamoiseau vit, dans L’Intraitable beauté du monde, un parfait accomplissement. » – Fara C, L’Humanité, 17 janvier 2009.

« Barack Obama a de la chance L’Intraitable beauté du monde, un des plus beaux textes poétiques pour notre temps, lui est adressé à l’aube de son investiture par Édouard Glissant et Patrick Chamoiseau, les plus grands écrivains vivants originaires de Martinique. » – Valérie Marin la Meslée, Le Point, 15 janvier 2009.

« Pour l’écrivain, philosophe et poète martiniquais Édouard Glissant, Barack Obama est l’illustration de la créolisation en marche aux États-Unis. Ce que les Américains attendaient, sans y croire. » – Anne Laffeter, Les Inrockuptibles, octobre 2008.