Restons amis fiables et partenaires sincères pour toujours* (25 mars 2013) * Discours prononcé au centre de conférence internationale Nyerere en Tanzanie. (Xi Jinping)

L’Afrique et la Chine socialiste Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous (Lénine)

, par Hervé Fuyet Haïti France

Les relations entre l’Afrique et la Chine socialiste suscitent de nombreux commentaires partout dans le monde.

Le discours du président de la Chine Xi Jinping me semble offrir une bonne base de discussion sur cette question si importante pour l’avenir de l’humanité.

Le Réseau International Frantz Fanon reproduit ci-après la présentation, faite par le président de la Chine Xi Jinping, des relations Chine Afrique, clairement présentées sous un angle "sud-sud".

Voilà donc ce que Xi Jinping dit le 25 mars 2013 au Centre de conférence internationale Nyerere en Tanzanie. Ne vaut-il pas mieux, en effet, aller à la source pour commencer. En effet, comme le dit un proverbe africain :
« La rivière est profonde parce qu’elle provient d’une source. » :

Restons amis fiables et partenaires sincères pour toujours (Xi Jinping)

Monsieur le président,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Habari ![1] Habari ! Je suis ravi de rencontrer mes amis ici au Centre de conférence internationale Julius Nyerere, en Tanzanie.

Depuis que j’assume les fonctions de président, c’est ma première visite en Afrique et c’est aussi ma sixième visite sur ce continent. A mon arrivée dans ce beau pays, j’ai aussitôt ressenti de l’amitié du peuple tanzanien envers le peuple chinois. Le gouvernement et le peuple tanzaniens ont organisé une solennelle cérémonie d’accueil, montrant ainsi l’attention qui nous était portée, à moi-même et à la délégation chinoise, mais aussi une profonde amitié traditionnelle entre nos deux pays et nos deux peuples.

Tout d’abord, au nom du gouvernement et du peuple chinois ainsi qu’en mon nom personne, je voudrais adresser mes salutations cordiales et mes meilleurs vœux aux amis ici présents ainsi qu’aux peuples tanzanien et africains ! Je voudrais aussi remercier le président Kikwete et le gouvernement tanzanien pour les arrangements minutieux et l’accueil chaleureux lors de ma présente visite !

La Tanzanie est l’un des berceaux de l’humanité. Le peuple tanzanien à la tradition glorieuse a apporté d’importantes contributions à l’indépendance nationale des peuples africains et à la victoire de la lutte contre l’apartheid.

Ces dernières années, sous la direction du président Kikwete, la Tanzanie, qui connaît une situation politique stable et un développement vigoureux, a joué un rôle considérable dans les affaires africaines et internationales. Le peuple chinois se réjouit de tout cœur des progrès enregistrés par votre pays. Nous souhaitons sincèrement que le peuple frère tanzanien réalise de nouveaux grands progrès.

J’ai été impressionné par deux phénomènes à mon arrivée sur le sol africain. Premièrement, les changements. Je me réjouis de remarquer, lors de chacune de mes visites, de nouveaux progrès et changements sur ce continent. Deuxièmement, la passion. L’amitié du fond du cœur du peuple africain envers les Chinois est pareille au soleil africain plein de chaleur. C’est inoubliable pour nous.

Un proverbe africain dit : « La rivière est profonde parce qu’elle provient d’une source. » Les échanges amicaux entre la Chine et l’Afrique s’enracinent dans la profondeur des âges. Dans les années 1950 et 1960, les premiers dirigeants d’Etat de la République populaire de Chine, dont Mao Zedong et Zhou Enlai[2], ont inauguré avec les hommes politiques africains une nouvelle ère des relations sino-africaines. Dès lors, le peuple chinois et les peuples africains se sont soutenus mutuellement et ont sincèrement coopéré dans la lutte contre le colonialisme et l’impérialisme ainsi que dans celle pour l’indépendance et la libération nationales. Ils ont contracté une amitié fraternelle caractérisée par la communauté d’idées, de destin et de cœur.

Aujourd’hui, grâce aux efforts communs des deux parties, les relations sino-africaines ont connu un développement rapide et global. Nous avons mis sur pied le Forum sur la coopération sino-africaine[3], établi un partenariat stratégique de type nouveau, et la coopération dans tous les domaines a porté des fruits remarquables. En 2012, le montant du commerce entre la Chine et l’Afrique a presque atteint les 200 milliards USD et les échanges humains ont dépassé 1,5 million de personnes. Fin 2013, les investissements chinois en Afrique ont dépassé les 15 milliards USD. L’année 2014 marque le 50e anniversaire de l’envoi d’équipes médicales chinoises en Afrique. Les 18 000 personnes médicales envoyées pendant ces 50 années ont traité 250 millions de malades africains.

Les peuples africains ont également proposé un ferme soutien et une aide désintéressée au peuple chinois. En 2008, au cours du relais de la Torche olympique à Dar es Salam, les habitants tanzaniens ont accueilli la torche en chantant et en dansant, comme s’ils célébraient leur propre fête. La scène joyeuse est ancrée dans la mémoire du peuple chinois !

Après le tremblement de terre de Wenchuan en Chine, les pays africains nous ont apporté leurs aides. L’un d’eux, loin d’être riche, a fait don de 2 millions d’euros aux régions sinistrées, soit 1 euro par habitant. Leurs sentiments d’amitié ont profondément touché les Chinois.

Les deux parties ont sans cesse renforcé la coordination et la concertation dans les affaires internationales et régionales tout en sauvegardant les intérêts communs des pays en voie de développement. L’amitié et la coopération entre le peuple chinois et les peuples africains constituent un symbole dans les relations sino-africaines et une belle anecdote dans la communauté internationale.

Les efforts communs et les riches fruits réalisés pendant un demi-siècle ont jeté un fondement à la promotion continue des relations sino-africaines et accumulé des expériences précieuses.

– L’histoire nous montre que les relations sino-africaines ne se sont pas développées d’un seul coup, ni ont été créées par une certaine personne, mais ont été établies pas à pas lors que ces deux parties partageaient le même sort dans le péril. On n’oublie pas celui qui a creusé le puits qui nous donne de l’eau. Nous gardons à jamais gravés dans le cœur le souvenir de ceux qui se sont consacrés corps et âme au développement des relations sino-africaines, et nous nous en inspirons pour aller de l’avant.

– L’histoire nous montre que la Chine et l’Afrique partagent toujours le même destin. Un même passé, la même tâche de développement et des intérêts stratégiques communs les ont étroitement reliées. Nous portons mutuellement attention au développement de l’autre partie que nous considérons comme nos propres opportunités, et nous nous efforçons de promouvoir le développement et la prospérité communs à travers le renforcement de la coopération.

– L’histoire nous montre que les relations sino-africaines sont caractérisées par la sincérité, l’amitié, le respect mutuel, l’égalité, les bénéfices réciproques et le développement commun. Nous nous entendons bien et nous nous croyons égaux. La Chine n’impose pas son opinion à l’Afrique et celle-ci n’impose pas la sienne à la Chine. Les Chinois ont aidé autant que possible le développement africain, et la Chine remercie les pays et les peuples africains pour leur soutien énergique et leur aide désintéressée depuis longtemps. Les deux parties adoptent une position nette et se soutiennent mutuellement sans marquer aucune hésitation pour les questions touchant aux intérêts essentiels de l’autre partie.

– L’histoire nous montre que, pour maintenir la vitalité des relations sino-africaines, il faut progresser avec son époque et poursuivre l’innovation dans un esprit pionnier. Depuis un demi-siècle, dans chaque période importante du développement des relations sino-africaines, les deux parties ont pu trouver de nouveaux points communs et pôles de croissance dans la coopération sino-africaine en visant haut et en voyant loin, afin de promouvoir la réalisation de nouveaux caps dans ces relations. Cet esprit pionnier est notre atout important pour élever sans cesse le niveau de coopération entre la Chine et l’Afrique.

Mesdames et Messieurs,

Actuellement, les relations sino-africaines se positionnent à un nouveau point de départ, avec des avantages naturels, géographiques et humains. En tant que « continent d’espoir » et « terrain de développement », l’Afrique d’aujourd’hui est devenue l’une des régions à la croissance la plus rapide du monde. Ce continent accélère son développement tandis que la Chine maintient son développement dynamique. La coopération sino-africaine jouit d’un fondement plus solide, d’une aspiration plus forte, d’un mécanisme perfectionné. La promotion de la coopération sino-africaine est l’aspiration commune et la tendance générale des deux peuples.

Je voudrais préciser que dans le nouveau contexte, l’importance des relations sino-africaines s’est renforcée au lieu d’être affaiblie. Les intérêts communs entre les deux parties se sont multipliés et non réduits. La Chine intensifiera le développement de ses relations avec l’Afrique.

1. Nous privilégions le mot « sincérité » à l’égard de nos amis africains. C’est la sincérité qui rend l’amitié hautement précieuse et l’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique l’est particulièrement. Nous considérons depuis toujours comme fondement important de notre politique étrangère l’intensification de la solidarité et de la coopération avec les pays africains, et cette politique ne saurait jamais être changée en raison du développement chinois et de l’élévation de sa position internationale. La Chine insiste sur l’égalité entre tous les pays, grands ou petits, forts ou faibles, riches ou pauvres. Elle fait respecter la justice et encourage la loyauté, s’oppose à ce qu’un grand pays malmène un petit pays, qu’un pays fort maltraite un pays faible et qu’un pays riche humilie un pays pauvre, elle se dresse contre l’intervention dans les affaires intérieures d’un autre pays. Elle renforcera un soutien mutuel avec l’Afrique pour les questions touchant aux intérêts essentiels et aux préoccupations importantes de l’autre partie. Elle soutiendra fermement la position juste des pays africains dans les affaires internationales et régionales, et sauvegardera les intérêts communs des pays en voie de développement. Elle accordera son appui aux efforts déployés par l’Afrique dans la solution des questions régionales de manière indépendante tout en apportant davantage de contributions à la paix et à la sécurité en Afrique.

Il n’existe pas de mode de développement universellement valable dans le monde. Tout pays doit respecter la diversité de civilisations mondiales et de modes de développement. La Chine soutiendra les pays africains dans leur recherche d’une voie de développement correspondant à leurs propres réalités. Elle renforcera les échanges des expériences dans la gouvernance avec les pays africains, afin de s’inspirer, l’un de l’autre, des anciennes civilisations et des expériences obtenues à travers le développement, et de promouvoir le développement et la prospérité communs de la Chine et de l’Afrique.

La bonne entente dans la famille est le garant de sa prospérité. Les pays africains composent une famille qui partage le même sort. Cette année est le 50e anniversaire de l’Organisation de l’Unité africaine, marquant un jalon important pour les pays africains qui cherchent à s’unir pour accroître leur puissance. La Chine souhaite ses meilleurs vœux à l’Afrique en lui accordant son ferme soutien et espère que l’Afrique accomplira davantage de progrès sur sa voie de l’union pour accroître sa puissance. Elle œuvrera pour que l’Afrique accède à de nouveaux paliers dans sa cause de la paix et du développement.

La Chine espère de meilleures relations avec l’Afrique et également de meilleures relations entre les autres pays et l’Afrique. L’Afrique appartient aux Africains. Tous les pays doivent respecter la dignité et l’indépendance de l’Afrique dans le développement de leurs relations avec ce continent.

2. En ce qui concerne le développement de la coopération sino-africaine, nous insistons sur le mot « pragmatisme ». La Chine est non seulement l’initiatrice de la coopération mutuellement avantageuse mais elle la pratique également activement. Elle œuvre à relier étroitement son propre développement avec celui de l’Afrique, les intérêts de son peuple avec ceux des peuples africains, et à converger les opportunités du développement chinois avec celles du développement africain. Nous espérons de tout notre cœur que les pays africains connaîtront un développement plus rapide et que la vie des peuples africains s’améliorera. Tout en œuvrant pour son propre développement, la Chine fournit depuis toujours à ses amis africains des soutiens et des aides au niveau de ses moyens.
Ces dernières années, plus particulièrement, la Chine a renforcé ses aides à l’Afrique et sa coopération avec celle-ci. Ce pragmatisme signifie que toute promesse faite par la Chine sera tenue à la lettre et deviendra une réalité.

La Chine multipliera sa coopération avec l’Afrique dans l’investissement et le financement. Elle respectera sa promesse ayant trait au prêt de 20 milliards USD en trois ans à l’Afrique, mettra en application le partenariat dans la construction des infrastructures aussi bien transnationales que régionales en Afrique, renforcera la coopération mutuellement bénéfique avec les pays africains dans l’agriculture et l’industrie manufacturière, aidera ces derniers à transformer leurs avantages en ressources en avantages de développement afin de réaliser un développement indépendant et durable.

Il est appréciable de donner à quelqu’un du poisson, mais il est préférable de lui apprendre à pêcher. La Chine mettra en application le Programme de formation des talents africains, selon lequel elle formera en trois ans 30 000 talents de différents domaines des pays africains, fournira des bourses à 18 000 étudiants africains et renforcera le transfert technologique à l’égard de l’Afrique et le partage de ses expériences avec elle.

Grâce à l’amélioration de son potentiel économique et de sa puissance générale, la Chine proposera sans discontinuer des aides adéquates sans aucune condition politique en faveur du développement africain.

3. Quant au renforcement de l’amitié sino-africaine, nous chérissons le mot « fraternité ». En effet, une fraternité naturelle unit les Chinois et les Africains. Et cette « communion de cœurs » est, comme le dit un adage, une « source de joie constante dans la vie ». Comment devenir intimes ? D’après moi, l’important, c’est de se faire écho à travers des dialogues approfondis et des actions concrètes.

Le fondement des relations sino-africaines réside dans les peuples, qui sont au premier plan de nos préoccupations dans le développement de ces relations. Ces dernières années, avec le développement des relations sino-africaines, les peuples chinois et africains se sont davantage rapprochés. Certains Africains sont devenus des vedettes connues en Chine en jouant sur la scène artistique chinoise. Grâce à la série télévisée chinoise Doudou et ses belles-mères, en Tanzanie, les spectateurs tanzaniens ont pu découvrir la vraie vie quotidienne des Chinois.

On m’a raconté une histoire : un jeune couple chinois a connu l’Afrique à travers des programmes télévisés quand ils étaient petits. Ils aspiraient ardemment à venir sur ce continent. Plus tard, après leur mariage, ils ont choisi la Tanzanie comme destination de voyage de noces. Ils se sont rendus en Tanzanie lors de leur première Saint-Valentin pour admirer les us et coutumes tanzaniens et la beauté du Parc national de Serengeti. Après leur retour en Chine, ils ont publié leur expérience en Tanzanie sur un blog et ont enregistré des dizaines de milliers de visites et plusieurs centaines de réponses. Le couple a dit : « Nous sommes tombés amoureux de l’Afrique, nos cœurs ne peuvent plus s’éloigner de cette terre magique. » Cette histoire prouve qu’une fraternité naturelle unit les Chinois et les Africains. L’arbre de l’amitié sino-africaine s’épanouira si nous renforçons sans cesse les échanges entre les peuples.

Nous devons accorder davantage d’importance aux échanges humains et culturels entre la Chine et l’Afrique, renforcer la compréhension et la connaissance mutuelles entre les Chinois et les Africains, consolider le fondement social de la cause de l’amitié sino-africaine. Les relations sino-africaines marquent une œuvre s’orientant vers l’avenir, œuvre qui a besoin des efforts inlassables des jeunes aux nobles aspirations de génération en génération. Les deux parties doivent pousser en avant les échanges entre les jeunes pour qu’ils ne manquent pas de successeurs dans l’œuvre éternelle de l’amitié sino-africaine.

4. En ce qui concerne les problèmes surgis dans la coopération, nous mettons à l’honneur le mot « franchise ». La Chine et l’Afrique se trouvent dans une période de développement rapide ; elles ont besoin de se connaître avec le temps. La franchise guide la Chine dans son approche des situations et des nouveaux problèmes apparus dans les relations sino-africaines, et elle l’amène à les résoudre de façon appropriée, dans un esprit de respect mutuel et de coopération gagnant-gagnant.

Je crois que les opportunités sont certainement plus nombreuses que les défis et que les solutions sont plus importantes que les difficultés. La Chine a adopté et adoptera des mesures concrètes, ensemble avec les pays africains, afin de résoudre de manière appropriée les problèmes surgis dans la coopération économique et commerciale sino-africaine, pour que davantage de pays africains en bénéficient. Parallèlement, nous espérons sincèrement que les pays africains accorderont des facilités aux entreprises et aux citoyens chinois dans leur coopération avec l’Afrique.

Mesdames et Messieurs,

Depuis la fondation de la Chine nouvelle il y a une soixantaine d’années, notamment depuis la réforme et l’ouverture il y a plus de 30 ans, le peuple chinois a réussi, sous la direction du Parti communiste chinois, à se frayer une voie socialiste à la chinoise. Le développement chinois a abouti à des progrès historiques, hissant l’économie du pays au deuxième rang mondial. La puissance générale a été considérablement renforcée, et la vie des Chinois, améliorée. En tant que pays à une population de 1,3 milliard d’habitants, la Chine a connu des vicissitudes et des difficultés pour réaliser en quelques dizaines d’années un développement que les pays développés ont accompli pendant plusieurs centaines d’années.

Actuellement, la Chine se caractérise encore et toujours par sa très nombreuse population, une base économique faible, un développement déséquilibré. Pour elle, malgré ses agrégats économiques importants, avec ses 1,3 milliard d’habitants, son PIB par habitant occupe la 90e place dans le monde. Selon la norme des Nations unies, 128 millions de Chinois vivent en-dessous du seuil de la pauvreté. Nous avons un long chemin à parcourir pour que tous les 1,3 milliard d’habitants mènent une vie aisée et nous devons fournir des efforts pendant une longue période. Avec le développement inlassable de la Chine, le niveau de vie de son peuple s’améliorera sans cesse. Elle considère pour toujours les pays africains comme amis à toute épreuve quel que soit son niveau de développement.

Mesdames et Messieurs,

Le développement de la Chine est inséparable de celui du monde et de celui de l’Afrique, tandis que le monde et l’Afrique ont besoin de la Chine pour leur prospérité et leur stabilité. Malgré la grande distance les séparant, la Chine et l’Afrique sont en communion d’esprit. Ce qui nous relie, c’est non seulement l’amitié traditionnelle profonde, les intérêts, mais également nos rêves respectifs.

Les 1,3 milliard de Chinois s’efforcent de réaliser le rêve chinois du grand renouveau de la nation ; le milliard d’Africains œuvrent à réaliser le rêve africain du développement solidaire. Les peuples chinois et africains doivent renforcer la solidarité et la coopération, le soutien et l’aide mutuels afin de réaliser leurs rêves respectifs. Nous devons également promouvoir ensemble avec la communauté internationale la réalisation du rêve mondial de la paix durable et de la prospérité commune, tout en apportant davantage de contributions à l’œuvre humaine pour la paix et le développement.

Asntenisana ![4]

Notes :

[1] Du swahili, « bonjour » en français.

[2] Zhou Enlai (1898-1976), né à Huai’an du Jiangsu, est marxiste, révolutionnaire prolétarien, homme politique, stratège et diplomate chinois, ainsi que l’un des principaux dirigeants du PCC et de la RPC, l’un des principaux fondateurs de l’Armée populaire de libération de Chine.

[3] Le Forum sur la coopération sino-africaine est une nouvelle plate-forme du dialogue et de la coopération entre la Chine et les pays africains, et un mécanisme efficace pour promouvoir la coopération Sud-Sud. La première conférence ministérielle du Forum a eu lieu en octobre 2000 à Beijing. En novembre 2006, a eu lieu à Beijing la troisième conférence ministérielle, lors de laquelle se sont réunis les dirigeants d’Etat chinois ainsi que les chefs d’Etat ou de gouvernement et les représentants de 48 pays africains. Le Sommet de Beijing a établi un nouveau partenariat stratégique sino-africain à travers la publication de deux documents : la Déclaration du Sommet de Beijing et le Plan d’action de Beijing (2007-2009).

[4] Du swahili, « merci » en français.