Frantz Fanon International

Derniers articles

  • Autopsie d’un discours

    , par Dany Laferrière

    AUTOPSIE D’UN DISCOURS
    par Dany Laferrière
    On parle de Sarkozy au Québec, comme si on vivait à l’autre bout du monde, et qu’il ne nous parvenait que de bons échos d’un homme dynamique et volontaire qui tente de réveiller une France endormie. J’entends des chefs de parti politique et même des intellectuels en causer, ici, avec une admiration mal contenue pour son arrogance qui leur semble une qualité de « vrai chef ». On sait pourtant combien l’arrogance est pourchassée au Québec. La moindre trace d’arrogance chez un intellectuel ou un homme politique, et il est mort. On ne l’écoute tout simplement plus.
    Pourtant dès qu’il s’agit de Sarkozy, nous voilà bavant de plaisir à l’entendre accuser les pauvres de paresse, menacer les Africains de les retourner chez eux, et traiter impunément les Arabes et les Noirs de « racaille » sous l’œil goguenard du philosophe Alain Finkielkraut qui a osé affirmer que la (...)

  • 23/01/07 : Frantz Fanon, une pensée d’hier face au choc des civilisations actuel...

    , par Victor Permal

    Premier préalable (Les Damnés de la Terre) :
    « ... il importe de ne point parler rendement, de ne point parler intensification, de ne point parler rythmes. Non, il ne s’agit pas de retour à la Nature. Il s’agit très concrètement de ne pas tirer les hommes dans des directions qui les mutilent, de ne pas imposer au cerveau des rythmes qui rapidement l’oblitèrent et le détraquent. Il ne faut pas, sous le prétexte de rattraper, bousculer l’Homme, l’arracher de lui-même, de son intimité, le briser, le tuer. »
    Deuxième préalable :
    « Encore une fois, l’objectif du colonisé qui se bat est de provoquer la fin de la domination mais il doit également veiller à la liquidation de toutes les non-vérités fichées dans son corps par l’oppresseur. »
    Fanon a commencé par traquer chez lui l’aliénation qui lui semblait la plus fondamentale, c’est à dire admettre ce que l’on disait avant lui du noir ou du nègre. Il a interrogé (...)

  • L’Emancipation Humaine est affaire de Justice, d’Egalité, de Relation à l’autre : c’est à dire de Dignité

    , par P. K. Murthy

    UN QUI NE VEUT PAS RAISONER EST UN BIGOT
    UN QUI NE PEUT PAS RAISONER EST UN IDIOT
    UN QUI N’OSE PAS RAISONER EST UN ESCLAVE
    C’est avec cette citation que j’introduirais aujourd’hui ma présentation sur le thème : "L’Emancipation Humaine est affaire de Justice, d’Egalité, de Relation à l’autre : c’est à dire de Dignité".
    Dans ce monde où dominent les Aliénations et les Inégalités, les Ségrégations, les Mépris et les Stigmatisations et l’Arrogance des pilleurs dû aux Discriminations, aux Racismes, à l’Apartheid (expression suprême du Racisme ) comme résultat du Colonialisme d’hier et du Néo-Colonialisme d’aujourd’hui, il y a besoin de Résistance.
    Le Colonialisme a du faire recours au Racisme et de ce fait justifier sa « Supériorité « en terme de Race. Le colonisateur a eu besoin d’un nouveau concept, il a abusé de la Science, de la Religion et de l’Eglise pour instituer cette « Supériorité « avec l’Apartheid (...)

  • De la lutte anticoloniale à la désaliénation des individus. Introduction à un projet.

    , par Serge Guichard

    Les mouvements sociaux africains rappellent que l’Afrique est traversée, elle aussi, par des résistances qui font Histoire. Non seulement cette histoire contemporaine se rattache directement aux valeurs et ambitions de l’ensemble des mouvements sociaux dans le monde se battant aujourd’hui pour leurs droits face à une économie libérale globalisée qui redistribue durement les cartes du pouvoir. Mais elle irrigue ces valeurs et ambitions collectives en retour. Et le Forum social mondial polycentré 2006 dont une étape s’est déroulée à Bamako a prouvé que les mouvements sociaux africains peuvent (et aspirent à) converger eux aussi dans ce que nous sommes de plus en plus nombreux à nommer « l’altermondialisme ». Lors du FSM 2007 de Nairobi, qui se situera de nouveau en Afrique, il est souhaité que leur réalité (et l’histoire dont celle-ci se nourrit) soit visible : pour qu’elle soit lieu de partage et qu’elle (...)