Frantz Fanon International

Derniers articles

  • Passage d’une conscience soumise à une conscience libératrice sous l’éclairage de Frantz FANON

    , par Victor Permal

    « Je demande que l’on me considère à partir de mon désir. Je ne suis pas seulement ici et maintenant, enfermé dans la choséité. Je suis pour ailleurs et pour autre chose. Je réclame qu’on tienne compte de mon activité négatrice en tant que je poursuis autre chose que la vie ; en tant que je lutte pour la naissance d’un monde humain, c’est-à-dire d’un monde de reconnaissances réciproques » Frantz FANON, Peau noire et masques blancs
    Voilà posée d’emblée l’utopie de Frantz Fanon et dans laquelle je me sens chez moi ; cette fanonienne formulation ressemble bien à cette autre « UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE ». Il faut rendre visible, crédible, fiable, la vraisemblance de ce monde. C’est ce à quoi, me semble-t-il, s’attachent tous ceux qui, éprouvant une certaine nausée devant les ravages du capital luttent, où qu’ils se trouvent, quelle que soit leur appartenance ethnique, pour l’organisation du monde en humanité (...)

  • Pourquoi ce débat, cette présence du réseau Frantz Fanon au Congrès Marx-International ?

    , par Serge Guichard

    Et d’abord qui sommes nous ?
    Permettez quelques mots de présentation. Au Forum Social de Nairobi, en Janvier 2007, le Réseau Frantz Fanon s’est constitué comme espace de débat, d’échange, sur l’enjeu des décolonisations-néocolonisations, de la lutte contre les aliénations. J. Bidet dit dans une interview de présentation du congrès des thèmes et objectifs de ce congrès que, je cite, Le capitalisme ce n’est pas seulement un système de classe. C’est aussi un système du monde. Depuis cinq siècles, il a orchestré la destruction des civilisations hors de l’Europe : esclavage, famine, colonisation, exterminations. Et cela continue, passant par tout un réseau de régimes satellites, et à travers des immensités privatisées et militarisées. Le monde est en train de devenir un marché. Et faire du monde un marché suppose que l’on fasse des humains des marchandises. Des marchandises disputées selon la loi du plus fort. (...)

  • Le retour de la race

    , par Etienne Balibar

    Je parle du retour de la race et non pas des races. Autrement dit ce qui m’intéresse, plutôt que des groupes “concrets” (ou supposés tels, comme les “races” de l’anthropologie physique et culturelle du XIXe siècle), c’est une idée, derrière laquelle se profile une structure. Les choses, sans doute, ne sont jamais aussi simples que cette distinction pourrait le faire croire. Il est difficile d’imaginer une « race » générique qui ne se matérialiserait pas dans des oppositions et des hiérarchies de groupes. Mais il s’agit ici de suggérer qu’entre l’aspect structurel, quasi-transcendantal, du problème, et ses manifestations empiriques, les relations se sont modifiées par rapport à ce qu’enseignait, encore récemment, l’histoire des idées. Pour nos contemporains ni l’existence, ni le nombre, ni les délimitations entre les « races » ne bénéficient ne plus d’aucune évidence, mais les noms de la race continuent de (...)

  • L’irréductible puissance de la dignité

    , par Jean-Louis Sagot-Duvauroux

    Bernard Doray, psychiatre, philosophe et militant, interpelle la dimension concrète et subjective d’une valeur productrice d’humanité ; La Dignité. Les debouts de l’utopie, de Bernard Doray. Éditions La Dispute, 2006. 394 pages, 26 euros.
    Il y a, tout au début de ce livre, le récit d’une attaque victorieuse des « forces aériennes zapatistes » contre l’armée mexicaine déployée dans les champs de maïs. Le maïs, c’est la vie des communautés indiennes. « Alors, pendant cinq cents et quelques jours, à tour de rôle, les communautés sont allées au contact des militaires. » Contre les automitrailleuses de l’armée régulière, un peuple d’hommes, de femmes, d’enfants et deux mille avions aux couleurs zapatistes. Les avionneurs sont de chair et d’os. Les avions sont en papier plié. Mais les avionneurs gagnent la bataille, parce que leurs projectiles parlent aux pauvres bougres de soldats qu’on envoie terroriser leurs frères. (...)

  • Ouverture au débat

    , par Serge Guichard

    Serge Guichard (France) Coordinateur du réseau Frantz Fanon, modérateur et intervenant.
    Remerciements aux intervenants.... Aminata Traoré ( Mali ) Essayiste et ancienne ministre malienne Monique Crinon ( France ) Cedétim-Ipam P K Murthy ( Inde ), Syndicaliste, membre du secrétariat du FSM Bernard Doray, ( France) psychiatre auteur de « la dignité » Sébastien Jahan, ( France ) Historien. De la revue« cahiers d’histoire »(revue d’histoire critique) Kaïssa (France ) Forum Social des Quartiers.
    Remerciements pour leur présence dans la salle à Yves Manville et Moustapha Gueye du Cercle Frantz Fanon Samir Amin du Forum des Alternatives
    Pourquoi ce débat ? Au Forum Social de Nairobi, en Janvier 2007, le Réseau Frantz Fanon s’est constitué comme espace de débat, d’échange, sur l’enjeu des décolonisations-néocolonisations, Dans l’Appel de Nairobi nous disons, je cite : « Les soussignés, réunis à Nairobi pour (...)