USA

Articles in this section

  • Attentats : l’héritage du colonialisme

    , par Gordon Adams

    La violence de la relation entre colonisé et colonisateur rejaillit aujourd’hui dans l’extrémisme d’une certaine jeunesse, estime l’hebdomadaire américain.
    La France et, par extension, l’Europe sont dans une impasse. Dans le cas de la France, la situation dure depuis des décennies, depuis plus d’un siècle même. Si l’extrémisme religieux est le motif immédiat du massacre de Charlie Hebdo et de l’épicerie casher à Paris, l’héritage du colonialisme et l’humiliation des anciens sujets des colonies sont au cœur du problème. Cet âpre héritage du colonialisme est encore à vif aujourd’hui – on peut le déceler dans les attentats comme dans la réaction française. Au fil des ans, une littérature sur les effets destructeurs du colonialisme sur l’économie, la politique et la psychologie des colonisés a donné une puissante voix à cet héritage – une littérature écrite par les colonisés eux-mêmes. Dès 1939, Aimé Césaire, poète (...)

  • Racism, a meandering and diverse phenomenon.

    , par Guy Levilain

    U.S. Rep. Joe Wilson shouted “You lie !” during President Obama address on Sept. 9, 2009. On Sept. 15, former President Jimmy Carter responding to an audience question in Atlanta dropped this bomb : “I think it’s based on racism.” Two days later, Alan Wilson, a candidate for the office of South Carolina State Attorney General, defended his father by stating “There is not a racist bone in my dad’s body.”
    So with this outburst, the question of race carefully sidestepped during the whole presidential campaign of 2008 has finally resurfaced. I am relieved that it was an ex-president, a respected humanitarian and a White man who dared to use the dreadful “R” word because had such an accusation come from a person of color, it would have been immediately dismissed as opportunistic. Although Jimmy Carter is a liberal, a persuasion considered an intellectual flaw in some circles, his opinion will not (...)

  • L’INAUGURATION D’UNE STELE CELEBRANT L’ARRIVÉE DES PREMIERS COLONS FRANCAIS EN GUADELOUPE

    , par AFROCENTRICITY INTERNATIONAL

    AFROCENTRICITY INTERNATIONAL COMDAMNE L’INAUGURATION D’UNE STELE CELEBRANT L’ARRIVÉE DES PREMIERS COLONS FRANCAIS EN GUADELOUPE Afrocentricity International a été choquée d’apprendre qu’un groupe de békés, i.e., des descendants des colons francais qui depuis 1635 occupent illégalement et par la force la Guadeloupe, et ont réduit en esclavage des milliers et des milliers d’Africains après avoir massacré un grand nombre de Karibs, a l’intention d’inaugurer une stèle commémorant l’arrivée des premiers colons français en Guadeloupe. La dite inauguration est prévue pour le 31 Janvier 2015, à 14h30. Afin d’apprécier pleinement la nature et l’étendue de l’insulte qu’une telle inauguration représente, passons en revue brièvement l’histoire. Lorsque les Espagnols arrivèrent en Guadeloupe au 16ème siècle, y vivaient entre 20.000 et 25.000 Karibs. En 1697, il n’en restait plus que 47. Le reste avait été décimé, soit au (...)

  • Les leçons de Ferguson, Missouri, USA

    , par Guy Levilain

    Les tragédies de Ferguson, de New York (homicide par strangulation d’un asthmatique coupable d’avoir vendu des cigarettes détaxées) et de Cleveland (un gamin de 12 ans abattu pour avoir dans ses mains un jouet qui ressemblait trop à un pistolet) sont les manifestations d’un mal beaucoup plus profond qu’on ne croit, car ils constituent en fait des lynchages autorisés par le système judiciaire, donc légaux.
    Pour comprendre ce phénomène aberrant, il faut savoir que le racisme aux États-Unis n’est autre que la perpétuation d’une politique coloniale vieille de trois cents ans que ni la Guerre de Sécession (1861-1865) ni le Mouvement des droits civiques (1954-1968) n’ont changé.
    Par politique coloniale j’entends la ségrégation absolue et institutionnalisée des colonisateurs d’avec les colonisés. Cette politique consacrée par 1) la loi écrite – le Code Noir adopté après la Guerre de Sécession, 2) par la « (...)

  • Le Compromis de 1876, origine de l’institution du racisme aux Etats-Unis.

    , par Guy Levilain

    Le Compromis de 1876 – un secret bien gardé de l’histoire des Etats-Unis – mérite d’être connu de tous ceux qui aujourd’hui combattent le racisme. Le texte qui suit est extrait de La Mémé, suivi de Réflexions sur la question métisse, roman historique de Guy Levilain. Cet ouvrage est le dernier tome d’une trilogie consacrée aux problèmes humains de l’Indochine coloniale. Il paraîtra bientôt aux éditions Edilivre.
    – Selon moi, intervint Roger… pour comprendre le racisme tel qu’il se manifeste aujourd’hui aux Etats-Unis, il faut savoir qu’il n’est pas l’acte isolé d’un dévoyé ou d’un malade mental, mais la manifestation d’un mal profond ancré depuis longtemps dans les institutions et les mentalités. Ce mal, c’est trois siècles d’esclavage avec ses lois et ses coutumes, en un mot une culture nord-américaine que l’abolition n’a pas changée. « Ainsi, compte tenu de son origine historique, le racisme dont nous parlons (...)