Martinique

Articles de cette rubrique

  • La Passeuse de Mémoire

    30 juillet 2015 Marie-France Astégiani-Merrain, conseillère municipale de Joinville-le-Pont et présidente pour le Val-de-Marne de l’Association de descendants d’esclaves noirs et leurs amis (ADEN) vient de publier La Passeuse de Mémoire.
    « Marie France Astégiani Merrain a découvert tardivement que l’aïeule de son grand-père avait été esclave dans une plantation en Martinique. L’iniquité d’une telle situation a été un véritable électrochoc. Elle a été confrontée d’un coup à une réalité d’une extrême violence ; celle de l’exploitation de l’homme par l’homme. Une révolte intérieure, profonde, indescriptible, s’est mise alors à gronder en elle. Elle a compris jusqu’où pouvait conduire le racisme et elle a su que jamais plus elle n’accepterait d’être salie.
    « Pourquoi l’esclavage avait-il été un sujet tabou dans sa propre famille, pourquoi était-il encore tabou dans la société ? Pourquoi tant de non-dits ? « Son (...)

  • Marine Le Pen non Grata

    Cette fois, la rejeton Le Pen n’a pas choisi la méthode discrète. Confortée par une atmosphère nauséabonde de montée des groupes néo-nazis dans divers pays européens, elle annonce urbi et orbi qu’elle visitera les colonies avant la fin de l’année. Elle pousse la provocation jusqu’à prétendre que les problèmes des Le Pen avec nous seraient de l’histoire ancienne à ranger dans les souvenirs désuets.
    Nous, soussigné-e-s, répondons au contraire que tout dans le contexte prouve la malfaisance des thèses et des pratiques développées par les groupes d’extrême droite : aux assassinats odieux de Grèce s’ajoutent ceux de Paris ou d’ailleurs.
    Aux propos racistes de telle lepéniste même désavouée pour outrance maladroite, s’ajoutent les dérives des personnages contaminés par la vague bleu marine. Il y a quelque chose de pourri dans le monde du capitalisme en crise et Marine Le Pen en est la sécrétion caricaturale : Sur les (...)

  • Le journaliste de l’Humanité, Fernand Nouvet, est mort

    Entré au journal dans les années 70, le jeune Antillais qui "s’attachait à exhumer l’horreur de l’esclavage parce qu’il savait que c’était une condition de l’émancipation des Antillais", était devenu un journaliste qui compte à l’Humanité.
    Les personnels de l’Humanité redoutaient ce moment. Depuis quelques semaines, Fernand Nouvet sentait qu’il perdait son combat contre ce cancer qu’il affrontait depuis plus de deux ans. Il accueillait la maladie avec un courage qui l’avait rendue supportable à ses collègues, allégeant le malaise qui a tôt fait de se glisser, transformant son combat contre la mort en leçon de vie. Dès que les traitements le lui permettaient, il revenait au clavier de son ordinateur, reprenait sa place au cœur du journal, nous tenait au courant de la bataille dont son corps était devenu le champ. Etait-ce sa pratique des arts martiaux ? Une certaine habitude des douleurs ? Toujours est-il que (...)

  • Fanon Today : better to understand in order to transform the world ! A suitcase, a country, a woman !

    A suitcase, a country, a woman ! Fanon today : better to understand in order to transform the world !
    By Marie-France Astegiani-Merrain, Peggy Cantave Fuyet and Hervé Fuyet
    Association of Descendants of Black Slaves and their Friends (ADEN) and Frantz Fanon International Network (FFIN).
    To paraphrase Mr. Césaire, we return to the homeland, the homeland of Frantz Fanon. Frantz Fanon left us half a century ago. His final prayer was : "O my body, make me a man who always questions" (1) !
    Today, united pursuing his ideas, we continue the fight and we build a collective body to raise these questions. Many young Africans say they have discovered Marxism through Frantz Fanon. And this is true worldwide. Slavery, the colonialism, which followed and the neocolonialism of today are probably the supreme humiliations that we live both daily and concretely. Frantz Fanon keeps these (...)